Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
PDF JEUNES BRETAGNE

Articles avec #rivarol

Avortement : quand ces sacrifices humains s’arrêteront-ils ? (par Jérôme Bourbon)

26 Janvier 2017, 19:32pm

Publié par Nicolas Bretagne

Avortement : quand ces sacrifices humains s’arrêteront-ils ? (par Jérôme Bourbon)

Le 17 janvier la loi Veil a soufflé ses quarante-deux bougies lugubres. En l’espace d’un peu plus de quatre décennies ce sont huit à dix millions d’enfants à naître qui ont été tués, éventrés, aspirés dans le ventre de leur mère. En toute légalité. Et cet acte horrible est même remboursé par la Sécurité sociale comme s’il s’agissait d’une maladie. D’abord à 70 % par la loi Roudy en 1982 et depuis avril 2016 à 100 %, non seulement l’acte chirurgical lui-même mais tout ce qui le précède et le suit. L’échographie du bébé d’une femme qui veut mener sa grossesse jusqu’à son terme est actuellement moins remboursée que celle d’un bébé destiné à être froidement éliminé. Cela suffirait à soi seul à condamner notre société.

Comme toujours dans ces questions l’ennemi avance masqué et procède par étapes. La loi Veil réservait officiellement l’IVG, un pudique acronyme qui cache un acte horrible, aux cas de détresse, un entretien préalable était également obligatoire, ainsi qu’un délai de réflexion. Au fil des années toutes ces restrictions uniquement destinées à faciliter l’adoption de la loi du 17 janvier 1975 ont disparu les unes après les autres : l’entretien préalable et l’autorisation parentale pour les mineures ont été supprimés en 2001, la notion de détresse a été abrogée en 2014, la clause de conscience pour les responsables de service de gynécologie et d’obstétrique des hôpitaux publics a été supprimée tandis qu’a été réduite celle des médecins qui ont l’obligation de communiquer à la femme des noms de praticiens pratiquant l’avortement (loi Aubry de juillet 2001), le délai de réflexion a, quant à lui, été éliminé en janvier 2016. Pour l’achat d’un bien, d’une voiture, d’un logement, d’un appareil électro-ménager le consommateur a un délai de sept jours pour se rétracter mais une femme peut avorter sans aucun délai. Pour les quarante ans de la loi Veil, l’Assemblée nationale a voté le 26 novembre 2014 par 143 voix contre 7 une résolution pour « réaffirmer le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe ». L’avortement n’est donc même plus considéré comme un pis aller, un mal inévitable (discours tenu dans les années 1970) mais comme un droit fondamental, une conquête fantastique, le symbole magnifique de la liberté et de l’émancipation féminines.

Ce qui est d’ailleurs un mensonge éhonté car, loin de libérer la femme comme le prétendent les féministes, la banalisation de la contraception et de l’avortement lui a considérablement nui. Car enfin c’est la femme moderne, et quasiment elle seule (la contraception chimique masculine étant quasiment inexistante) qui, au risque de ruiner sa santé, de bouleverser son métabolisme et sa psychologie, porte le poids de la pilule, du stérilet, du diaphragme, des spermicides, de la pilule Norlevo ou du RU 486 en vente libre dans les pharmacies ! Et ce qui est vrai de la contraception et de l’avortement l’est aussi dans une certaine mesure de l’avortement, du Pacs et du concubinage où c’est souvent la femme qui est socialement et psychologiquement la plus fragilisée. Ce n’est d’ailleurs un secret pour personne que l’avortement fut cyniquement favorisé dans les pays de l’Est car les dirigeants communistes pouvaient ainsi mieux contrôler la vie intime des femmes. On se demande là encore où est l’émancipation féminine.

Toute opposition au massacre industriel des innocents est quasiment un blasphème dans leur République. Depuis 1993 il existe un délit d’entrave à l’IVG qui interdit tout rassemblement, même pacifique et silencieux, à proximité des avortoirs (en vertu de cette loi inique le docteur Dor est allé plusieurs mois en prison en 1998 et a été ruiné en étant condamné à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amende) et dans quelques semaines cette disposition d’exception sera étendue à Internet. Le délit d’entrave numérique à l’IVG vise en effet les sites et les blogs qui militent contre l’avortement au motif qu’ils pratiqueraient la désinformation (sic !). Toute réserve exprimée à l’égard de ce qu’il faut bien appeler des sacrifices humains à grande échelle déclenche une levée de boucliers et l’hystérie des promoteurs de la culture de mort.

Les chiennes de garde, qui ne sont plus depuis longtemps une poignée d’activistes excitées mais ont des maroquins ministériels comme Marisol Touraine, crient actuellement au scandale. Non content d’avoir fait publier par Le Figaro une publicité de sa campagne « IVG : Tous concernés », le collectif La Marche pour la Vie — qui rassemble plusieurs associations pro-vie telle la fondation Jérôme Lejeune et qui a organise le dimanche 22 une grande marche à Paris — a en effet affiché le lundi 16 janvier ses publicités aux slogans éloquents dans plusieurs abribus parisiens. On y voit un médecin affirmer à une patiente « C’est une courte intervention (pour une longue dépression) », une mère dire « Ma fille je ne te laisserai pas (ruiner ta vie avec ce type) » ou encore un homme rassurant sa concubine : « T’inquiète, je vais t’aider (à ne pas gâcher ma vie) », la campagne juxtaposant des paroles qui se veulent rassurantes avec les arrière-pensées supposées des protagonistes encourageant la femme enceinte à avorter. Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’ire de certains habitants du quartier, et, magie des réseaux sociaux, l’entreprise JC Decaux, qui possède les panneaux d’affichage, est aussitôt alertée. Mise en demeure de s’expliquer, la société affirme qu’elle n’a rien à voir avec l’opération, et pour montrer sa bonne volonté, dépêche aussitôt ses agents afin de cacher ces affiches que l’on ne saurait voir et même… porte plainte contre la Marche pour la vie ! C’est faire montre de beaucoup de zèle pour contenter des décideurs avides de leurs 220.000 IVG annuels.

Ni “scandale” ni “polémique”, en revanche, lorsque le gouvernement affiche partout, et avec nos deniers, des images de grandes embrassades homosexuelles avec des slogans bien plus explicites comme « avec un amant, avec un ami, avec un inconnu » ou « coup de foudre, coup d’essai, coup d’un soir » pour promouvoir l’usage tous azimuts du préservatif. Ou plutôt si, polémique il y a, lorsque les utilisateurs catholiques de Twitter et de Facebook s’en sont offusqués. Nos lecteurs l’auront compris, il faut se scandaliser à bon escient, et comme le soulignait une campagne pro-vie il y a quelques années, préférer les causes à la mode, comme la défense des baleines ou des oies gavées plutôt que celle des enfants à naître.

Car, disons-le franchement, la loi Veil n’est qu’un échec apparent. Loin de vouloir restreindre les IVG comme c’était sa finalité officielle, elle participait en fait de cette volonté de subvertir la société, de bouleverser les mœurs, d’atteindre le sens moral et de liquider le monde blanc, européen et chrétien par l’offensive conjointe et concomitante de la limitation des naissances indigènes et de l’immigration de masse. De même loin de freiner les avortements, la généralisation de la contraception les a contraire favorisés. Et ce phénomène s’observe partout. Ce n’est qu’un apparent paradoxe. Dès lors que l’on s’en prend à un pan de la morale, tous les autres s’effondrent rapidement de sorte qu’il n’est pas excessif d’affirmer le lien logique et comme nécessaire entre toutes les lois de destruction de la famille, de la nuptialité et de la natalité, du divorce au concubinage en passant par le Pacs, le “mariage” homosexuel, la contraception et l’avortement. Après avoir détruit le mariage (concubinage, divorce), on le singe (Pacs, « mariage pour tous »). Il ne s’agit même pas là d’un jugement moral mais d’un simple constat partout vérifiable. Lorsqu’on développe une atmosphère hédoniste, subjectiviste, que l’on dilue le sens des responsabilités, que l’on promeut sans vergogne toutes les formes de sexualité, il ne faut pas s’étonner que le nombre d’IVG ne cesse d’augmenter. Or la mentalité contraceptive favorise l’individualisme et la dilution des responsabilités.

Reste qu’il n’est nul hasard, nulle fatalité dans cette révolution du droit de la famille, de la loi Naquet (1884) rétablissant le divorce aux lois Neuwirth (1967) et Veil (1975) en passant par la théorie de genre de Judith Butler et le «mariage pour tous ». Voulu par les loges maçonniques et par les cosmopolites, le génocide par persuasion ou par anesthésie de notre civilisation rend possible l’avènement du mondialisme métisseur qui n’entend pas que se dressent sur son chemin des peuples enracinés, croyant en des valeurs intangibles et ayant la foi chevillée au corps. Il lui faut des esclaves apostats se satisfaisant d’être des consommateurs, des jouisseurs, évoluant tels des automates ou des pantins dans un monde purement matérialiste où Dieu même s’est retiré puisqu’il n’y est plus ni accueilli ni attendu ni aimé.

 

Source: Jérôme Bourbon, Directeur de Rivarol

Avortement : quand ces sacrifices humains s’arrêteront-ils ? (par Jérôme Bourbon)

Voir les commentaires

Divisée, la gauche garde intact son poison idéologique

16 Janvier 2017, 16:43pm

Publié par Nicolas Bretagne

Divisée, la gauche garde intact son poison idéologique

Extrait de l'éditorial de Jérôme Bourbon dans le n°3265 de l'hebdomadaire Rivarol

Si les perspectives électorales sont plutôt sombres pour la présidentielle et les législatives, si son immigrationnisme et son antiracisme unilatéral font de moins en moins recette dans l’opinion, la gauche est toutefois loin d’être morte. Son idéologie se love au cœur de toutes les institutions, prédomine dans les media, dans la culture, dans les syndicats, dans la magistrature, dans l’Éducation nationale, dans le monde associatif subventionné, dans le discours de la plupart des dignitaires religieux. A la loge, à l’école, à l’église, au cinéma, à la télévision, dans la chanson, c’est la même idéologie de gauche qui règne en maître. On peut même aller jusqu’à dire que nous vivons dans un pays à la mentalité communiste. La destruction de la famille, de la nation, de l’armée, de la morale, de la religion n’a sans doute jamais été aussi totale qu’aujourd’hui. Même dans la défunte URSS on n’avait pas à ce point détruit et subverti la cellule familiale. Quant à l’antiracisme, comme l’avait justement analysé la regrettée Annie Kriegel, il est depuis les années 1980 l’un des avatars de l’idéologie communiste, comme le furent l’antifascisme dans les années trente et l’anti-impérialisme et l’anticolonialisme dans les années soixante. Au nom de l’antiracisme l’on a démantelé méthodiquement les frontières nationales, détruit les défenses immunitaires des peuples européens, organisé le Grand Remplacement, bref fait du passé table rase comme le professe l’Internationale. Au nom de la lutte contre toutes les formes de discrimination, même les plus légitimes et les plus solidement ancrées dans l’histoire de notre civilisation, l’on a effacé toute distinction entre le national et l’étranger, entre le marié et le concubin, entre l’homme et la femme, entre l’hétérosexuel et l’homosexuel, entre l’enfant légitime et l’enfant adultérin.

La gauche est par excellence le défenseur des perversités morales et des tares sociales. Elle est l’avocate des transsexuels, des drogués, des sodomites, des délinquants, des immigrés clandestins, des sans papiers, des sans patrie, des sans morale, des sans identité, des tire-au-flanc, des parasites, des envieux, des malades mentaux. Loin de défendre l’ouvrier français menacé par la mondialisation, par l’idéologie libérale-libertaire, par le sans-frontiérisme géographique et sociétal, la gauche est le porte-voix de l’immigration, de la contraception, de l’avortement et de l’homosexualité de masse, de tous les lobbies mortifères et contre-nature dont le lobby LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transsexuel). Elle fait le jeu de la finance internationale et des cénacles mondialistes. Et de ce point de vue la fausse droite est son fidèle allié, malgré les apparences. Quant aux mouvements populistes, un peu partout en Europe, ils se font eux aussi, chaque jour davantage, les champions des transgressions morales comme si une nation pouvait survivre dans l’immoralité et dans la stérilité générales. La seule voie de salut est pourtant de refuser les mots d’ordre et slogans de la gauche, son vocabulaire (homophobie, parité, discrimination, racisme, xénophobie, droit à l’avortement, mariage pour tous, droit de mourir dans la dignité, etc.), son magistère, son idéologie et de la combattre sans faiblesse. Soit l’inverse de ce que font un peu partout en Occident les partis dits conservateurs qui, selon le fameux principe du cliquet, ne remettent jamais en cause les lois votées, promulguées et appliquées par la gauche, du Pacs au “mariage” homosexuel en passant par l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité ou l’institution de lois mémorielles. C’est même parfois la “droite” influencée par la gauche qui prend l’initiative de lois mortifères comme la légalisation de la pilule contraceptive il y a un demi-siècle cette année (loi Neuwirth, 28 décembre 1967) ou la dépénalisation de l’avortement (loi Veil, 17 janvier 1975). Le combat contre le poison idéologique de la gauche est pourtant plus que jamais indispensable. Il en va de notre survie en tant que peuple, en tant que nation, en tant que civilisation.

 

Source: Rivarol

Voir les commentaires

Persécution judiciaire contre Jérôme Bourbon

18 Décembre 2016, 08:32am

Publié par Nicolas Bretagne

Persécution judiciaire contre Jérôme Bourbon

Le directeur de Rivarol condamné pour des tweets prétendument négationnistes et antisémites

Jérôme Bourbon, directeur de la rédaction de Rivarol, journal d’extrême droite radicale, a été condamné mercredi 14 décembre, pour contestation de crime contre l’humanité et provocation à la haine. Il devra s’acquitter d’une amende de 11.000 euros à laquelle s’ajoutent 5000 euros de dommages et intérêts pour les parties civiles et 3500 euros de frais de justice.

Il lui était reproché d’avoir publié, courant 2015, des messages : «Triste époque: les gens ne croient pas en Dieu ni en l’Enfer mais ils croient aux chambres à gaz sans les avoir vues.» Ou encore: «Laurent Fabius Président du Conseil constitutionnel. Après Badinter et Debré l’arrière-petit-fils de rabbin. Le Palais Royal est un territoire occupé.»

La peine prononcée est moitié moindre que celle requise par le procureur, 40.000 euros et trois mois de prison avec sursis.

 «Je note qu’Alain Soral, Jean-Marie Le Pen ou Dieudonné, qui ont une surface financière bien plus importante que la mienne, ne sont pas condamnés à des sommes aussi importantes, déplorait Jérôme Bourbon, avant l’audience de mercredi. Il semble que nous soyons passés dans une nouvelle phase concernant les condamnations pour les délits d’opinion.»

 

Source: http://www.jeune-nation.com/natio-france/persecutions-judiciaire-contre-jerome-bourbon.html

Voir les commentaires

A quoi sert encore le Front national ? (par Jérôme Bourbon)

15 Décembre 2016, 14:07pm

Publié par Nicolas Bretagne

A quoi sert encore le Front national ? (par Jérôme Bourbon)

Voilà des années que nous l’écrivons dans une grande solitude et les faits — hélas ! — nous donnent raison chaque jour davantage : Marine Le Pen n’est pas du camp national. C’est fondamentalement une femme de gauche, une bobo, une libérale-libertaire. L’avortement, l’euthanasie et le “mariage” homosexuel ne lui posent aucun problème. Pour elle, se battre sur ces questions, refuser l’IVG, ou même seulement son remboursement intégral, combattre le “mariage” homosexuel, n’a aucun sens. Ne comptent que les questions économiques. Comme l’a dit avec son mépris habituel son maître à penser Philippot, l’éventuelle abrogation du « mariage pour tous » est aussi importante que « la culture du bonsaï ». Marine Le Pen a dit substantiellement la même chose dimanche au grand jury RTL-LCI, tous ces débat dits sociétaux sont des sujets “lunaires”, des thèmes « de diversion ». Il faut éviter les “chicayas” sur des questions qui, pour la présidente du Front national, n’ont non seulement aucune importance mais ne présentent aucun intérêt. Ces questions sont à ce point négligeables qu’elle reconnaît avoir menti activement par le passé lorsqu’elle s’était prononcée, à plusieurs reprises, en 2011 et en 2012, pour le déremboursement de l’avortement. C’était, avoue-t-elle avec un parfait cynisme, pour donner des gages aux partisans de Bruno Gollnisch. Elle reconnaît ouvertement qu’elle ne pensait pas un traître mot de ce qu’elle professait à l’époque, elle confesse publiquement, mais sans contrition ni ferme propos, qu’elle n’est qu’une sale menteuse prête à tous les reniements, toutes les entourloupettes, tous les coups tordus, pour faire carrière, pour parvenir à ses fins.

Beaucoup de dirigeants historiques du FN, lorsqu’elle était plus jeune, appelait Marine Le Pen la night-clubbeuse car elle hantait les discothèques. Mais ce n’est pas en fréquentant assidûment le monde de la nuit, où sévit toute une faune interlope, qu’on peut avoir une morale, des principes et des convictions solides. On y rencontre plutôt ce qui peuple aujourd’hui en masse le néo-FN : des folles immatures, des fêtards invétérés, de vils tire-au-flanc qui s’éclatent la nuit et dorment le jour, des parasites qui vivent au crochet de la société et qui ne font rien de leur vie, des débauchés qui ne pensent qu’à jouir et dont l’horizon s’arrête à la prochaine beuverie. Nous l’avons souvent écrit, Marine Le Pen n’a pas la densité humaine, intellectuelle, culturelle, politique et morale pour être le chef du camp national. De plus, elle et ses mignons sont totalement dépourvus d’humour. Ils se prennent tellement au sérieux, ils sont tellement gonflés de leur importance, alors qu’ils ne sont que des médiocres infatués, qu’ils sont incapables de la moindre distance critique avec eux-mêmes, de la moindre autodérision. Ils ne pensent qu’à exclure, à purger. Si on leur résiste, que l’on émet poliment des objections, on est rabroué et chassé. Plus ils sont incultes et minables, moins ils souffrent la contradiction, moins ils admettent le débat. Au point par exemple de mettre en sommeil les instances dirigeantes du FN pour ne pas avoir à convoquer Jean-Marie Le Pen, ou à les réunir lorsque le Menhir est en convalescence à l’étranger.

Marine Le Pen prétend être une femme de conviction, elle l’a dit le 7 décembre au soir sur TF1, alors qu’elle n’en a manifestement aucune, qu’elle est capable, comme n’importe quel politicien, de dire tout et son contraire au gré de ses intérêts, de ses caprices, de ses humeurs (la preuve par la question du remboursement de l’avortement mais aussi sur la sortie de l’euro et sur beaucoup d’autres sujets où ses positions sont fluctuantes, incertaines, imprécises). Elle prétend être la candidate naturelle du camp patriotique (elle l’a dit également sur TF1) alors qu’elle se moque comme de son premier amant des fondamentaux du nationalisme. Elle serait davantage à sa place sur un char de la gay Pride avec un fouet à la main entourée de ses folles !

Marine Le Pen a fait siennes les trois religions de la Ve République et du mondialisme : la religion de la Shoah, la religion de l’avortement et la religion de l’homosexualisme. Ces trois religions ne peuvent être critiquées : la loi Gayssot depuis 1990 interdit tout débat historique sur la shoah, la loi créant un délit d’“homophobie” en 2004 empêche toute critique de l’homosexualité et paralyse ou entrave les adversaires du “mariage” homosexuel, de la GPA et de la PMA, la loi Neiertz depuis 1993 interdit toute manifestation de rue contre l’avortement à proximité des avortoirs et l’on est en train de créer un délit d’entrave numérique à l’IVG qui sera probablement adopté définitivement en février 2017 et qui interdira toute critique de ce crime sur la Toile. Non seulement Marine Le Pen ne résiste pas à cette triple religion qui est à l’origine de notre tragédie mais elle y adhère totalement. Or il ne peut y avoir d’avenir pour une nation qui organise, légalise, promeut et rembourse à 100 % le massacre industriel des enfants à naître, qui en fait un droit fondamental et une fantastique conquête.

Ne pas voir que l’avortement de masse favorise et accélère le Grand Remplacement est faire preuve d’une sottise et d’une cécité stupéfiantes. Depuis la légalisation de l’IVG, un acronyme qui cache une horreur bien réelle, environ dix millions d’enfants français (200 à 250 000 par an) ont été froidement assassinés, démembrés dans le ventre de leur mère alors qu’ils étaient parfaitement viables, qu’ils avaient un cœur qui battait et qui ne demandait qu’à aimer et à être aimé en retour. Pendant ce temps l’on faisait entrer autant d’immigrés venus du Tiers Monde avec leur famille, immigrés qui, une fois sur le territoire national, ont fait des enfants. Ce n’est pas un hasard si la loi Veil (1975) a été adoptée quasiment au même moment où l’on instituait le regroupement familial (1976). Marine Le Pen n’est pas choquée par ce génocide silencieux des innocents. Elle ne trouve rien à y redire. Bien au contraire. Elle ne veut toucher, dit-elle, « ni au périmètre, ni à l’accès, ni au remboursement de l’avortement ». On ne touche pas à cette religion moderne. Dès 2002 elle avait d’ailleurs dit qu’elle était opposée à la suppression de la loi Veil qui figurait alors en toutes lettres au programme du Front national. On comprend que les media audiovisuels en aient fait depuis ce jour leur coqueluche. Etre pour la culture de mort, c’est montrer qu’on fait partie du jeu, qu’on travaille pour Satan, qu’on est comme tous les autres un suppôt de l’Enfer, bref qu’on a sa place dans leur République judéo-maçonnique.

Pas plus que la nation n’a d’avenir avec l’avortement de masse, elle n’en a avec la promotion de l’homosexualité. Or non seulement elle s’est engagée à ne pas “démarier” les invertis déjà “mariés”, non seulement elle veut aggraver le Pacs au bénéfice des paires d’homosexuels, mais de plus Philippot et ses proches, sans qu’elle n’y trouve rien à redire, ont approuvé bruyamment la campagne gouvernementale prétendument contre le sida et qui promeut par voie d’affichage le sexe gay de la manière la plus crue et la plus explicite. On y voit sur des abris-bus, où les enfants et adolescents attendent chaque jour les ramassages scolaires, des hommes dénudés s’embrasser avec des slogans plus vomitifs les uns que les autres et que par décence nous ne reproduirons pas. Eh bien Philippot et ses mignons trouvent cela très bien et Marine Le Pen manifestement aussi puisqu’elle a dit à ceux qui se sont plaints auprès d’elle de cette prise de position philippotiste que cela n’avait aucune importance.

Pour la tenancière de la cage aux folles rien n’a d’importance. Sauf l’obligation de se soumettre au politiquement, au moralement et à l’historiquement correct. Elle a exclu son père auquel elle doit tout et sans lequel elle ne serait rien parce qu’il avait osé rendre justice au maréchal Pétain et très légèrement écorné la religion de la shoah. Mais quand on y réfléchit bien, tout cela est cohérent car la shoah, l’IVG et l’homosexualisme sont plus liés qu’on pourrait le penser de prime abord. Il n’y a pas d’avenir pour la nation, c’est évident, avec l’avortement et l’homosexualité de masse mais il n’y en a pas davantage sous le règne sans partage du Dogme holocaustique. Car si nos aïeux ont été des criminels, se disent les jeunes Allemands dont beaucoup se font stériliser, à quoi cela sert-il d’avoir des enfants qui demain pourraient être aussi des monstres vu leur hérédité chargée ? Si l’Europe blanche et chrétienne après des siècles de civilisation a commis, ou laissé commettre, froidement un génocide de six millions d’individus, à quoi sert-il qu’elle vive encore ? N’est-elle pas condamnée à mort ?

On le voit, avortement, shoatisme, homosexualisme sont le triptyque de notre tragédie, la trinité infernale de notre décadence, de notre submersion, de notre disparition. Ils sont à la racine de notre suicide. Mais sur tous ces points essentiels le FN ne combat pas. Pis il s’est déjà rendu. Et vendu.

 

Jérôme Bourbon, Directeur de Rivarol

A quoi sert encore le Front national ? (par Jérôme Bourbon)

Voir les commentaires

Samedi 9 avril : Rivarol fête ses 65 ans !

8 Avril 2016, 22:28pm

Publié par Nicolas Bretagne

Samedi 9 avril : Rivarol fête ses 65 ans !

Grand banquet d’amitié française pour fêter les 65 ans de Rivarol et les 70 ans des Ecrits de Paris

Samedi 9 avril à midi à Paris.

Invité d’honneur : Jean-Marie Le Pen

Avec la présence de nombreuses personnalités et des collaborateurs de Rivarol et d’Écrits de Paris.

Vous pourrez y rencontrer Jean Auguy, fondateur de la Diffusion de la Pensée Française (Chiré) et François-Xavier d’Hautefeuille, actuel directeur de Chiré, Lectures Françaises et Lecture et Tradition.

Liste définitive des personnalités (par ordre alphabétique) ayant confirmé leur participation : Jean Auguy, fondateur de la Diffusion de la Pensée Française, Yvan Benedetti, directeur de Jeune Nation, Jean-Claude Chabrier, écrivain, Thibaut de Chassey, directeur du Renouveau Français, Jean-Paul Chayrigues de Olmetta, écrivain, Louis de Condé, ancien militant de l’Algérie Française, Eric Delcroix, ancien président des amis de Rivarol, Claudine Dupont-Tingaud, présidente de Réagir, Alain Escada, président de Civitas, Alexandre Gabriac, fondateur des Jeunesses Nationalistes, Hélène Grimaldi, présidente du Cercle franco-hispanique, Elie Hatem, de l’Action Française, François-Xavier d’Hautefeuille directeur de Lectures Françaises et de Lecture et Tradition, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, Pierre Hillard, écrivain, Pierre Sidos, fondateur de l’Œuvre française, Pierre Vial, président de Terre et Peuple.

Seront également présents les collaborateurs de Rivarol et d’Écrits de Paris : Léon Camus, Chard, Michelle Favard-Jirard, Martin Peltier, Arnaud Raffard de Brienne, François-Xavier Rochette, Scipion de Salm, Paul Sigaud, notre correspondant aux États-Unis, Robert Spieler, Stépinac, Nicolas Tandler

Chaque personnalité, chaque collaborateur présidera une table de sorte que, si vous arrivez à l’heure, ou même de préférence un peu en avance, vous pourrez choisir de vous asseoir à la table de la personnalité que vous êtes le plus désireux de rencontrer. Des plans de la salle seront affichés au mur, les tables seront numérotées avec le nom des présidents de table de sorte que l’on pourra ainsi se repérer facilement.

L’affluence à ce banquet est si exceptionnelle, que nous avons dû refuser, la mort dans l’âme, plus d’une cinquantaine d’inscriptions de dernière minute, la salle ne contenant que 570 places, et encore a-t-on dû pousser les murs en allant aux extrêmes limites de capacité de réception de la salle qui est composée d’une soixantaine de tables rondes de dix personnes chacune.

Le banquet aura lieu de 12 h à 16 h environ et sera immédiatement suivi dans la même salle de l’Assemblée générale ordinaire annuelle des Amis de RIVAROL de 16 h à 18 h avec d’autres interventions orales et deux surprises captivantes. L’on pourra continuer à être servi à table (eau, vin, café). L’assemblée est ouverte à tous les adhérents de l’association. Ceux qui ne sont pas encore adhérents et qui voudraient assister à l’assemblée générale (et cela vaudra vraiment la peine, croyez-nous !) auront la possibilité d’adhérer à l’association sur place (cotisation annuelle : 20 euros, 10 euros pour les chômeurs, étudiants et personnes en difficulté) à l’accueil auprès des hôtesses avant d’entrer dans la salle du banquet. Enfin, ceux qui voudront s’abonner à RIVAROL ou/et à Écrits de Paris bénéficieront ce jour-là d’un tarif réduit.

Jérôme Bourbon, Directeur de RIVAROL

Source : lectures-francaises.info

Voir les commentaires