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PDF JEUNES BRETAGNE

Articles avec #front national

Les quatre erreurs de campagne de Marine Le Pen, selon l'ex-frontiste Bruno Mégret

17 Mai 2017, 19:00pm

Publié par Nicolas Bretagne

Les quatre erreurs de campagne de Marine Le Pen, selon l'ex-frontiste Bruno Mégret

L'ancien numéro 2 du Front national critique la stratégie adoptée par Marine Le Pen pendant la présidentielle. « Les électeurs de la droite nationale (…) ont été dépossédés d'une partie de leurs idées », affirme-t-il.

Sa parole est rare mais trouve encore de l'écho à la droite de la droite. Bruno Mégret, l'ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen, instigateur de la scission du FN en 1998, juge sévèrement la campagne présidentielle de Marine Le Pen dans une tribune publiée, ce jeudi, sur le site identitaire Polémia. Alors que le FN traverse une crise, il estime que le parti a raté une «fenêtre historique» et obtenu des «résultats médiocres», compte tenu de la situation jugée «favorable» dans laquelle il a abordé l'élection. «Il est impossible de (…) qualifier de succès» les résultats de Marine Le Pen, assène-t-il, malgré les 10,6 millions de voix obtenues au second tour de la présidentielle par la candidate, un record pour le Front national.

Bruno Mégret impute quatre erreurs de campagne à la fille de Jean-Marie Le Pen: l'accent mis sur «le discours de la sortie de l'euro et de l'Europe» ; un programme social «digne de la gauche des années 1970», qui aurait coupé la candidate de «l'électorat des PME, des artisans et des professions libérales» ; son appel aux «Insoumis» de Jean-Luc Mélenchon, «qui ne pouvait qu'éloigner d'elle l'électorat des Républicains». Enfin, il met en cause «l'arrogance et (…) la grossièreté» d'une candidate qui «a privilégié, dans les débats, le constat et l'attaque» selon lui. Une référence à peine voilée au débat de l'entre-deux tours, désapprouvé jusque dans les rangs du FN.

Axer la campagne sur «l'immigration», «l'islamisation» et «l'insécurité»

A l'inverse de cette stratégie, «il fallait conserver un positionnement de droite» explique le fondateur du Mouvement national républicain (MNR), partisan d'une union des droites, pour qui «le principal réservoir de voix» se trouvait aux Républicains. «C'est en récupérant leurs électeurs et éventuellement certains de leurs cadres et de leurs élus de base qu'aurait pu se constituer autour du FN une nouvelle et grande force politique capable de devenir majoritaire dans le pays», tranche-t-il.

Axer la campagne sur la souveraineté nationale et le référendum sur la sortie de l'euro a affaibli la candidate, juge Bruno Mégret. Il détaille ce qui ressemble, en creux, à une profession de foi: «Les sujets de “l'immigration, de l'islamisation et de l'insécurité” auraient dû constituer les thèmes majeurs de la campagne de Marine Le Pen.» Loin de la ligne anti-euro défendue par le vice-président du Front national, Florian Philippot: «Il aurait fallu proposer non pas la sortie de l'Union mais (…) une Europe à la carte», et «demander la transformation» de l'euro plutôt que de réclamer que la France abandonne la monnaie unique, estime Bruno Mégret.

«Les électeurs de la droite nationale n'ont pas seulement été frustrés d'un grand succès électoral, ils ont été dépossédés d'une partie de leurs idées et privés des perspectives de voir, demain, leurs convictions triompher», assure celui qui est actuellement expert des eaux et forêts au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD, rattaché au ministère de l'Ecologie).

«Trancher entre les lignes souverainiste et identitaire»

Bruno Mégret appelait déjà de ses vœux, dans les années 1990, un rapprochement avec la droite la plus conservatrice, et une «dédiabolisation» du FN, qu'il a théorisée. Le parti de Marine Le Pen a mené le second projet, avec le concours des anciens mégrétistes Steeve Briois, maire d'Hénin-Beaumont, et Nicolas Bay, secrétaire général du FN.

Mais de nombreuses voix s'élèvent au Front national pour vanter une «union des droites», qui serait bâtie sur une ligne libérale et identitaire. A l'image du maire de Béziers Robert Ménard, affilié au FN, qui a déclaré ce mercredi, à propos de la mise en retrait de la députée FN Marion-Maréchal Le Pen: «Peut-être que c'est le moment de prendre des décisions, de trancher entre les deux lignes souverainiste et identitaire», plaidant ouvertement pour la seconde. Un arbitrage ajourné à l'après-législatives: «Ce n'est pas l'heure des états d'âme» a déclaré ce vendredi le numéro trois du Front national, Nicolas Bay.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/05/12/35003-20170512ARTFIG00295-les-quatre-erreurs-de-campagne-de-marine-le-pen-selon-l-ex-frontiste-bruno-megret.php

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Marion Maréchal-Le Pen tire sa révérence

11 Mai 2017, 21:43pm

Publié par Nicolas Bretagne

Marion Maréchal-Le Pen tire sa révérence

On disait autrefois, à propos des gens athées, qu’ils ne croyaient ni à Dieu ni à diable. Eh bien, au PS, on ne croit pas beaucoup à Dieu (enfin, autant que je puisse en juger), mais on croit à diable. La députée des Hautes-Alpes Karine Berger a évoqué en effet, mardi soir, sur CNews, le « calcul démoniaque » (n’ayons pas peur des mots) de Marion Maréchal-Le Pen. Si on avait trouvé cet adjectif dans la bouche de Christine Boutin, toute la presse réunie se serait esclaffée devant tant d’obscurantisme outrancier mais, la dame étant socialiste, l’analyse semble somme toute assez nuancée et pondérée.

Que penserait donc par-devers elle – selon Karine Berger – la diabolique Marion Maréchal ? « Si le bipartisme, comme certains le rêvent, populiste, s’installe en France, j’ai ma carte à jouer dans cinq ans. » On a compris l’idée, Karine Berger n’est pas du genre à s’en laisser conter : Marion Maréchal-Le Pen fait ciao de la main, mais en réalité court se tapir derrière le fourré, pour attendre accroupie, les dents aiguisées luisant dans l’ombre, son heure pendant cinq ans.

Parce que nul ne veut croire qu’elle puisse être désintéressée. Parce que l’une des raisons par elle invoquées, en particulier, paraît improbable à notre monde aux valeurs inversées. Aurore Bergé (avec un « é », cette fois ; ne pas confondre les deux donzelles) a d’ailleurs fait remarquer sur Twitter qu’il était malséant de mettre cette explication en exergue au motif qu’il s’agirait d’un « argument sexiste » : une jeune femme serait prête à renoncer à la popularité, la visibilité, les responsabilités, les ors du palais Bourbon pour regarder grandir son bébé, quand d’autres s’empoignent comme des chiffonniers pour garder un quart de siège à l’Assemblée ? Un enfant aurait tellement de prix que sa mère jugerait que le sacrifice se justifie ?

Les militants de son camp peuvent se sentir lâchés, les sympathisants attristés, les analystes supputer qu’elle gâche de grandes occasions, certains de sa famille la taxer de légèreté, d’autres encore trouver qu’elle aurait pu s’arranger autrement, ses adversaires se moquer, se méfier ou s’en trouver soulagés… tout cela est sans doute vrai, là n’est pas le propos. Mais on ne peut nier qu’elle a tiré sa révérence avec la même élégance décomplexée qu’elle a eue pour toutes choses, faisant souffler un vent de fraîcheur inespéré sur notre pays, qui semble parfois si vieux et asséché : c’est l’amour d’une mère pour son enfant, aujourd’hui, qui fait la une de l’actualité politique.

 

Gabrielle Cluzel

 

Source : http://www.bvoltaire.fr

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Nicolas Dupont-Aignan a conclu un accord avec Marine Le Pen et appelle à voter pour elle

1 Mai 2017, 19:41pm

Publié par Nicolas Bretagne

Nicolas Dupont-Aignan a conclu un accord avec Marine Le Pen et appelle à voter pour elle

Après maintes tergiversations, hésitations et tractations, Nicolas Dupont-Aignan appelle à voter pour Marine Le Pen avec qui il a conclu « un accord de gouvernement ». Un poste de 1er Ministre lui a sûrement été promis. Il fera campagne avec la candidate du Front National pour le 2nd tour de l'élection présidentielle.


Source: Blog de Thomas Joly (Parti de la France)

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À 26 jours du 1er tour, n’y a-t-il rien de plus urgent que de dénigrer Marion Maréchal-Le Pen ?

4 Avril 2017, 18:23pm

Publié par Nicolas Bretagne

À 26 jours du 1er tour, n’y a-t-il rien de plus urgent que de dénigrer Marion Maréchal-Le Pen ?

Marine Le Pen est souvent difficile à suivre dans sa stratégie électorale. Solidement installée, selon les sondages, en tête du premier tour de l’élection présidentielle avec un programme cohérent et adapté à la situation que connaît notre pays, son seul objectif devrait être comment parvenir à l’emporter au second tour. Il est vrai que, créditée d’un score, au soir du 28 mars, d’un peu moins de 30 % des suffrages, la présidente du Front national se trouve confrontée à un véritable défi. Comment gagner les 20 points manquants, qui lui permettront de l’emporter le 7 mai ?

D’élections en élections, cette question s’est inlassablement posée. De nombreux observateurs politiques, mais aussi des militants ayant tout simplement le sens de l’arithmétique, ont rapidement compris que, dans le système majoritaire actuel, il était quasiment impossible d’emporter une élection majeure sans parvenir à élargir sa base électorale. Et ce, d’autant plus s’agissant d’une formation qui, même si elle a déjà de nombreuses années de présence dans le paysage politique, n’existe, en tant que force électorale, que depuis relativement peu de temps. Qu’on le veuille ou pas, c’est bien là que réside le point faible du Front national. Où sont ses réserves de voix ?

D’où cette vraie surprise que de voir Marine Le Pen dénigrer sa nièce, Marion, dans les colonnes de Femme actuelle ce lundi 27 mars. Qu’il n’y ait pas eu, au Front national, de volonté de rechercher des alliances en vue des élections à venir, soit. Ce choix, politiquement assumé depuis longtemps, est respectable, même si peu réaliste.

Mais sembler vouloir écarter la pièce majeure que constitue Marion Maréchal-Le Pen au sein du parti frontiste relève d’une faute stratégique. D’abord parce que certaines des déclarations visant Marion sont, dans le contexte actuel, déplacées.

En effet, évoquer sa « raideur » et son « inexpérience » ne renforce en rien l’image de chef incontestable et incontesté de Marine Le Pen, mais fragilise politiquement sa nièce en vue des prochaines législatives. D’autant qu’à en juger par ses combats passés, cette « raideur » que Marion partagerait, d’une façon générale, avec les jeunes Français relève certainement plus de ses convictions, solidement ancrées, que d’une maladie de jeunesse. Quant à son inexpérience supposée, faut-il rappeler que Marion assume son mandat de députée avec maîtrise et compétence depuis cinq ans dans un Hémicycle socialiste particulièrement hostile. Et qu’elle a conduit, de main de maître, la liste du FN en PACA lors des dernières régionales. Enfin, n’est-ce pas donner du grain à moudre à des opposants politiques, qui ne manquent pas, chaque fois qu’ils en ont l’occasion, de souligner les dissensions internes au Front national afin de mieux l’affaiblir ?

En outre, ces déclarations à l’encontre de Marion ne risquent-elles pas d’être mal vécues par de nombreux militants ? Faut-il rappeler le trouble causé en décembre dernier, au sein du parti, sur la question du remboursement de l’IVG. Il était donc inutile de rajouter de la confusion par ces remarques peu amènes.

Ainsi, que Marine Le Pen, élue présidente de la République, ne veuille pas, qu’elles qu’en soient les raisons, de Marion au sein de son gouvernement, c’est son droit le plus absolu. Mais sans doute ces aveux sur la place publique, à quelques semaines du premier tour d’une présidentielle indécise, n’étaient-ils pas nécessaires.

 

Olivier Damien

 

Source : http://www.bvoltaire.fr

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Les promesses délirantes que Marine Le Pen va annoncer

1 Février 2017, 17:44pm

Publié par Nicolas Bretagne

Les promesses délirantes que Marine Le Pen va annoncer

C’est un document d’une quinzaine de pages qui circule depuis quelques jours dans le cercle très fermé des caciques du Front national. A part Marine Le Pen elle-même, ils sont une poignée à avoir eu entre les mains les 144 engagements que la candidate d’extrême-droite dévoilera le week-end prochain à Lyon. Parmi les happy few, il y a le vice-président du FN Florian Philippot, le directeur de campagne David Rachline, les députés européens Joëlle Mélin et Bernard Monot et le coordinateur du projet Jean Messiha, un haut fonctionnaire de l'Etat en disponibilité.

La version, que Challenges s’est procurée, sera sans doute encore amendée dans les prochains jours, mais les principaux engagements sont là. Découpé en six chapitres, le programme promet « Une France libre », « Une France fière », « Une France prospère », « Une France juste »... Sur la forme, c’est un catalogue de plus de 140 promesses, plus ou moins floues, souvent coûteuses et mal financées. Marine Le Pen ne s’embarrasse guère de l’équilibre des comptes publics. Elle se contente de formules vagues sur l’assainissement des finances publiques et la chasse au gaspillage.

Côté social, une « prime de pouvoir d’achat » serait accordée aux bas revenus et petites retraites jusqu’à 1.500 euros par mois. « Cela aurait l’avantage de toucher tous les ménages modestes, y compris les inactifs et ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, sous la forme d’un chèque versé par le trésor public », confie un membre du staff de campagne. Ce sont donc les classes moyennes qui vont encore morfler pour financer tout ça...

Lancées par Marine Le Pen mi-janvier, la proposition de fixer un délai de deux ans aux travailleurs étrangers qui cotisent à l’assurance maladie avant de profiter du remboursement des soins et celle de leur facturer le coût de l’école publique n’ont en revanche pas été retenues. « Ce sont des pistes qui choquent les Français et on a préféré y renoncer », glisse un proche de la patronne du FN.

A rebours des réformes menées depuis 25 ans, Marine Le Pen promet coûte que coûte le retour de l’âge de départ à la retraite à 60 ans, contre 62 ans aujourd’hui, après 40 ans de cotisations, contre 41,5 ans actuellement et 43,5 ans à l’horizon 2035. « C’est une mesure à laquelle elle tient tout particulièrement, confie un élu frontiste. Impossible de la faire changer d’avis sur ce point. » Et tant pis si cela coûterait environ 15 milliards d’euros…

Pour l’heure, pas de trace d’un chiffrage précis du coût de cette longue liste de promesses. Quant aux économies, elles sont rares, de faible ampleur ou très hypothétiques : suppression des conseils régionaux et des intercommunalités, disparition de l’aide médicale d’État, lutte contre la fraude fiscale et sociale, etc. Un flou artistique quasi assumé par l’entourage de la candidate.

En outre, plus un mot sur le rétablissement de la peine de mort, sur l'inversion des flux migratoires ou sur l'abrogation des lois liberticides, et encore moins bien sûr sur le droit à la vie et les parodies de mariages entre homosexuels...

 

Source : http://www.challenges.fr

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Anne-Sophie Leclere : « Depuis la médiatisation de mon affaire, je ne retrouve pas de travail »

26 Janvier 2017, 17:30pm

Publié par Nicolas Bretagne

Anne-Sophie Leclere : « Depuis la médiatisation de mon affaire, je ne retrouve pas de travail »

Anne Sophie Leclere fait partie de ces citoyens engagés qui ont décidé de s’investir en politique sous l’étiquette du Front National. C’était en 2013, lors de la campagne pour les élections municipales, dans la petite ville des Ardennes où elle était commerçante. Elle avait accepté de participer à un reportage de France 2, dans le cadre de l’émission Envoyé Spécial, pour témoigner de son engagement, sans se douter que dès lors, sa vie allait basculer brutalement.

Au centre de cette affaire, qui allait rapidement déboucher sur un déferlement médiatique et un véritable parcours du combattant judiciaire, la publication sur un réseau social d’un photomontage illustrant Christiane Taubira, alors garde des sceaux largement contestée, à côté d’un singe juvénile déguisé en humain. Il n’en fallait pas plus pour soulever la vague de boucliers des apôtres de la victimisation à outrance et réveiller les vieux poncifs d’un prétendu racisme ordinaire. On en aurait presque oublié la toute puissance de Christiane Taubira face au modeste statut d’Anne Sophie Leclère, se battant localement pour présenter une liste dans sa commune. Une toute puissance qui allait toutefois s’exprimer pleinement, et dont allait faire les frais Anne Sophie Leclère.

Nous l’avons rencontrée lors du rassemblement des comités Jeanne organisé par Jean-Marie Le Pen le 21/01/2017 à Palavas-Les-Flots. L’occasion de revenir sur son parcours, et de faire le bilan sur sa situation.

Pouvez-vous nous dire les raisons pour lesquelles vous avez décidé de vous engager en politique ?

A-S Leclere : J’aime la politique, je m’y suis toujours intéressée, jusqu’au jour où je me suis dit qu’il était temps de m‘investir près de chez moi. J’ai donc pris ma carte d’adhérente au FN, malgré la réticence de mon mari qui me disait : « ça sert à rien ! ».

Quel est votre sentiment quant au comportement des journalistes de France Télévision au cours du reportage vous concernant ?

Un sentiment de trahison, je ressens presque de la haine envers cette journaliste, si l’on peut l’appeler ainsi, pas un seul instant elle n’a réfléchi aux conséquences, elle a détruit 3 années de ma vie familiale et sociale.

Lorsque vous vous êtes retrouvée au centre de la vive polémique suscitée suite à la diffusion du reportage, comment l’avez-vous vécu personnellement ?

C’est simple, j’ai fait une dépression pendant plus de 2 mois.

On m’a fait porter un costume trop large pour moi.

J’ai passé deux mois de ma vie à pleurer, à rester enfermée, à avoir peur de tout, de sortir, de voir du monde, j’avais peur du regard des autres, je n’avais plus goût à rien. J’ai perdu mon emploi, les médias m’ont fait passer pour une personne raciste, antisémite, sans coeur et une blonde avec deux neurones.

Vous aviez rejoint le Front national en 2012. Quelle a été la réaction de votre parti, et qu’en pensez-vous ?

La réaction de Madame Marine Le Pen et quelques personnes de son entourage ont été très violentes à mon égard.

Le jour suivant le reportage sur France 2, Nicolas Bay m’a contactée le matin très tôt, me disant de ne répondre à aucune question venant de journalistes, ou appels téléphoniques. Me sentant plus que stressée, il m’a rassurée en me disant de ne pas m’en faire, qu’il fallait laisser l’orage passer, que les journalistes allaient se calmer, et que la direction du parti allait faire une conférence de presse. Malheureusement j’ai été encore une fois trop naïve, et je l’ai écouté.

Avec le recul, j’aurais dû réagir immédiatement et me défendre devant les medias, je n’aurais jamais dû rester dans l’ombre, au lieu de cela le parti l’a fait à ma place, mais pas pour me défendre bien au contraire, ils m’ont appuyé la tête sous l’eau, au nom du politiquement correct.

Le 3 décembre 2013, je me suis rendue à la convocation du conseil disciplinaire du FN à Nanterre. Malgré le refus de certains du bureau de la commission de m’exclure, Marine Le Pen a pris la décision seule, la sentence est tombée : EXCLUSION.

Alors que dans les statuts du parti, il est inscrit qu’elle devait uniquement me suspendre en attendant la fin des poursuites judiciaires, et la réintégration s’il n’y a pas de condamnation, ce qui est le cas grâce à mon avocat : Maître Triomphe.

Mais mon affaire étant trop médiatisée, ce fut une exclusion définitive.

Pouvez-vous revenir sur le parcours judiciaire qui fut le vôtre, suite à la diffusion de ce reportage, et faire un point sur la situation ?

Cela a été un peu chaotique, surtout pour une personne qui n’a jamais mis les pieds dans un tribunal, mais toute la partie judiciaire de mon affaire est dans mon livre. Il y a tant à dire que je ne peux pas vous en parler dans l’interview cela serait trop long, et je m’en excuse, ce que je peux vous dire c’est que j’en ai enfin fini avec la justice, j’ai été condamnée à 3.000 euros d’amende avec sursis en septembre dernier après trois ans de stress permanent.

Quelles sont les conséquences de ces mésaventures sur votre vie quotidienne ?

Les conséquences directes sont simples : j’envoie des dizaines de curriculum vitae par semaine depuis des mois et la réponse est toujours la même c’est NON.

Pour vous donner un exemple, une grande enseigne de Witry les Reims à 30 km de chez moi recherchait en novembre dernier un ou une conseiller(e) dans le rayon des articles de pêche. Ayant géré pendant 10 ans un commerce d’articles de pêche, j’ai envoyé un CV, la réponse du directeur a été « désolé vous n’avez pas assez d’expérience » !

A l’heure actuelle, mon nom est encore bien trop ancré dans la tête des gens et cela va me poser un réel problème pour la suite.

Regrettez-vous, avec le recul, de vous être engagée en politique ?

Non, jamais je ne regretterai de m’être investie en politique, j’aime le milieu de la politique où j’apprends énormément, même si beaucoup ne comprennent pas ma position ou ma façon de voir les choses.

Comment envisagez-vous l’avenir ? Quels sont vos projets, vos espoirs ?

Dans un premier temps, trouver un emploi rapidement. En ce qui concerne la politique, peut-être m’investir pour les législatives aux côtés de Monsieur Jean Marie Le Pen. Je suis et resterai fidèle à Monsieur Le Pen, tout comme il l’a fait pour moi. J’en profite pour le remercier encore une fois !

Je tiens à souligner que j’ai écrit un livre qui résume mon parcours depuis mon entrée au FN jusqu’aux affaires judiciaires, c’est l’occasion pour moi d’expliquer ce que j’ai réellement vécu : le bon comme le mauvais. Ce livre devrait sortir dans quelques semaines.

 

Propos recueillis par Sébastien JALLAMION

 

Source : http://ripostelaique.com/depuis-la-mediatisation-de-mon-affaire-je-ne-retrouve-pas-de-travail.html

Anne-Sophie Leclere : « Depuis la médiatisation de mon affaire, je ne retrouve pas de travail »

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Après avoir liquidé son père, Marine va flinguer sa nièce

19 Décembre 2016, 15:20pm

Publié par Nicolas Bretagne

Après avoir liquidé son père, Marine va flinguer sa nièce

Alors que l'élection présidentielle ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices pour la candidate d'un Front National obsédé par sa normalisation et la gauchisation de son discours, les hostilités s'affichent au grand jour entre elle-même, son âme damnée Philippot et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen qui a l'outrecuidance de ne pas vouloir s'aligner sur tous leurs reniements, notamment dans le domaine sociétal.

Pour le frétillant et ambitieux Philippot, il faut absolument se débarrasser de la nièce qui est une concurrente redoutable en interne, car le garçon a sûrement des objectifs plus élevés que de rester seulement le mentor de sa madone, qu'il sacrifiera en temps voulu. Dans son édition du 14 décembre, le Canard Enchaîné rapporte ses élégants propos à l'égard de Marion Maréchal-Le Pen : « On va la dégager, on va lui faire fermer sa gueule, à cette conne ! »

Avec la demi-surprise Fillon à la Primaire des Républicains qui feignent de redécouvrir ce qu'est la droite, un Emmanuel Macron qui bénéficie de l'attrait de la nouveauté et émoustille les ménagères de moins de 50 ans, une gauche institutionnelle plus décrédibilisée et divisée que jamais, un Mélenchon toujours en embuscade, il n'est plus du tout certain que la candidate à la rose bleue sans épines soit assurée d'être au 2nd tour de la Présidentielle. Ce qui, assurément, serait un échec retentissant. Et en entraînerait, de facto, un autre aux élections législatives, et donc un manque à gagner considérable pour un parti qui s'est habitué à se gaver de subventions publiques depuis quelques années.

Nul doute qu'un tel scénario catastrophe entraînerait des règlements de compte sordides auxquels la famille Le Pen a habitué les Français. Mme Marine et Philippot n'hésiteront pas à reprocher à Marion Maréchal-Le Pen de ne pas avoir suivi scrupuleusement leurs dérives gauchistes, et celle-ci aura beau jeu de leur reprocher cette stratégie suicidaire alors même que la population française n'a jamais été aussi sensible aux discours droitiers et radicaux qu'aujourd'hui.

Jusqu'alors, seule une poignée de seconds couteaux ont affiché leur soutien à la nièce. L'aréopage d'opportunistes et de gamellards qui constituent aujourd'hui le gros des cadres au Front National n'a aucune envie de risquer mandats et places au parti dans une énième querelle familiale et encore moins pour des raisons idéologiques.

De plus, les médias, toujours gourmands de guerres intestines au sein de la droite nationale, ne vont pas manquer d'attiser les tensions entre la tante et la nièce. Ne serait-ce qu'indirectement en accordant du temps d'antenne à Marion qui, par sa jeunesse et son physique agréable, ringardise forcément sa tante, bientôt quinquagénaire, au visage fripé et fatigué.

Il y a fort à parier que la curée aura bien lieu, avec perte et fracas. En espérant que l'éviction probable de la petite-fille de Jean-Marie Le Pen soit utile à la reconstruction de la droite nationale française. Car pendant ce temps, la submersion migratoire s'intensifie, l'islamisation de notre société s'accentue dangereusement, la décadence se poursuit, le déclin économique s'accélère, les libertés se réduisent et les Français se sentent, à juste titre, abandonnés.

 

Thomas Joly

 

Source: Blog de Thomas Joly (Parti de la France)

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A Roubaix, le FN propose de transformer une ancienne église en mosquée

15 Décembre 2016, 21:42pm

Publié par Nicolas Bretagne

A Roubaix, le FN propose de transformer une ancienne église en mosquée

Jean-Pierre Legrand, conseiller municipal FN de Roubaix, propose de louer l'ancienne église Notre-Dame, désacralisée en 1983 et désaffectée depuis 2011, aux musulmans. Le but: la transformer en mosquée.

Jean-Pierre Legrand, ancien candidat du Rassemblement Bleu Marine à la mairie de Roubaix et actuel conseiller municipal FN, propose de louer l'ancienne église Notre-Dame aux musulmans pour qu'ils la transforment en mosquée. Le bâtiment qui s'appelle désormais "l'espace Gobelins", désacralisé en 1983, est en effet désaffecté depuis 2011.

Raison de sa proposition qui peut surprendre: la ville a pris un arrêté pour imposer la fermeture de la mosquée Da'wa pour des raisons de sécurité, rapporte La Voix du Nord. Résultat, 600 à 800 fidèles vont se retrouver sans lieu de culte. L'actuel maire de la ville propose donc de bâtir une nouvelle mosquée dans un nouveau quartier. Une solution qui indigne Jean-Pierre Legrand. 

"Ma proposition fait suite à la promesse qui avait été faite par Pierre Dubois (l'ancien maire de Roubaix), renouvelée par Guillaume Delbar (l'actuel) d'offrir aux musulmans un terrain pour bâtir une mosquée dans le nouveau quartier de l'Union. En gros, ils refont la mosquée au coeur du nouveau village", explique l'élu FN. "Personnellement, ça m'a heurté. C'est tout simplement insensé. On a quand même assez de bâtiments désaffectés à Roubaix", poursuit-il. 

"Rendre service à un édifice communal"

La proposition de Jean-Pierre Legrand est d'abord une façon de "rendre service à un édifice communal de l'histoire de Roubaix", assure-t-il. "C'était un bâtiment cultuel, ça ne me dérange pas qu'il le reste, à condition une fois encore que ceux qui l'occupent respectent sa nature originelle. La religion se vit discrètement, personnellement". 

Sans oublier que le lieu "se dégrade faute de moyens pour le réhabiliter", explique-t-il. "Que les musulmans fassent les travaux d'aménagement à leurs frais. En conservant son esthétique extérieure, dans le respect de l'architecture roubaisienne bien entendu." 

Geste amical, pragmatisme ou provocation? L'élu frontiste n'a pas oublié de fustiger le prosélytisme "galopant" dans certains quartiers où des "rues s'islamisent entièrement, les femmes sont de plus en plus voilées, les musulmans sont habillés 'comme là-bas'. J'ai l'impression quand je me balade que je suis en vacances", lance-t-il.

Source: http://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/a-roubaix-le-fn-propose-de-transformer-une-ancienne-eglise-en-mosquee_1620539.html

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A quoi sert encore le Front national ? (par Jérôme Bourbon)

15 Décembre 2016, 14:07pm

Publié par Nicolas Bretagne

A quoi sert encore le Front national ? (par Jérôme Bourbon)

Voilà des années que nous l’écrivons dans une grande solitude et les faits — hélas ! — nous donnent raison chaque jour davantage : Marine Le Pen n’est pas du camp national. C’est fondamentalement une femme de gauche, une bobo, une libérale-libertaire. L’avortement, l’euthanasie et le “mariage” homosexuel ne lui posent aucun problème. Pour elle, se battre sur ces questions, refuser l’IVG, ou même seulement son remboursement intégral, combattre le “mariage” homosexuel, n’a aucun sens. Ne comptent que les questions économiques. Comme l’a dit avec son mépris habituel son maître à penser Philippot, l’éventuelle abrogation du « mariage pour tous » est aussi importante que « la culture du bonsaï ». Marine Le Pen a dit substantiellement la même chose dimanche au grand jury RTL-LCI, tous ces débat dits sociétaux sont des sujets “lunaires”, des thèmes « de diversion ». Il faut éviter les “chicayas” sur des questions qui, pour la présidente du Front national, n’ont non seulement aucune importance mais ne présentent aucun intérêt. Ces questions sont à ce point négligeables qu’elle reconnaît avoir menti activement par le passé lorsqu’elle s’était prononcée, à plusieurs reprises, en 2011 et en 2012, pour le déremboursement de l’avortement. C’était, avoue-t-elle avec un parfait cynisme, pour donner des gages aux partisans de Bruno Gollnisch. Elle reconnaît ouvertement qu’elle ne pensait pas un traître mot de ce qu’elle professait à l’époque, elle confesse publiquement, mais sans contrition ni ferme propos, qu’elle n’est qu’une sale menteuse prête à tous les reniements, toutes les entourloupettes, tous les coups tordus, pour faire carrière, pour parvenir à ses fins.

Beaucoup de dirigeants historiques du FN, lorsqu’elle était plus jeune, appelait Marine Le Pen la night-clubbeuse car elle hantait les discothèques. Mais ce n’est pas en fréquentant assidûment le monde de la nuit, où sévit toute une faune interlope, qu’on peut avoir une morale, des principes et des convictions solides. On y rencontre plutôt ce qui peuple aujourd’hui en masse le néo-FN : des folles immatures, des fêtards invétérés, de vils tire-au-flanc qui s’éclatent la nuit et dorment le jour, des parasites qui vivent au crochet de la société et qui ne font rien de leur vie, des débauchés qui ne pensent qu’à jouir et dont l’horizon s’arrête à la prochaine beuverie. Nous l’avons souvent écrit, Marine Le Pen n’a pas la densité humaine, intellectuelle, culturelle, politique et morale pour être le chef du camp national. De plus, elle et ses mignons sont totalement dépourvus d’humour. Ils se prennent tellement au sérieux, ils sont tellement gonflés de leur importance, alors qu’ils ne sont que des médiocres infatués, qu’ils sont incapables de la moindre distance critique avec eux-mêmes, de la moindre autodérision. Ils ne pensent qu’à exclure, à purger. Si on leur résiste, que l’on émet poliment des objections, on est rabroué et chassé. Plus ils sont incultes et minables, moins ils souffrent la contradiction, moins ils admettent le débat. Au point par exemple de mettre en sommeil les instances dirigeantes du FN pour ne pas avoir à convoquer Jean-Marie Le Pen, ou à les réunir lorsque le Menhir est en convalescence à l’étranger.

Marine Le Pen prétend être une femme de conviction, elle l’a dit le 7 décembre au soir sur TF1, alors qu’elle n’en a manifestement aucune, qu’elle est capable, comme n’importe quel politicien, de dire tout et son contraire au gré de ses intérêts, de ses caprices, de ses humeurs (la preuve par la question du remboursement de l’avortement mais aussi sur la sortie de l’euro et sur beaucoup d’autres sujets où ses positions sont fluctuantes, incertaines, imprécises). Elle prétend être la candidate naturelle du camp patriotique (elle l’a dit également sur TF1) alors qu’elle se moque comme de son premier amant des fondamentaux du nationalisme. Elle serait davantage à sa place sur un char de la gay Pride avec un fouet à la main entourée de ses folles !

Marine Le Pen a fait siennes les trois religions de la Ve République et du mondialisme : la religion de la Shoah, la religion de l’avortement et la religion de l’homosexualisme. Ces trois religions ne peuvent être critiquées : la loi Gayssot depuis 1990 interdit tout débat historique sur la shoah, la loi créant un délit d’“homophobie” en 2004 empêche toute critique de l’homosexualité et paralyse ou entrave les adversaires du “mariage” homosexuel, de la GPA et de la PMA, la loi Neiertz depuis 1993 interdit toute manifestation de rue contre l’avortement à proximité des avortoirs et l’on est en train de créer un délit d’entrave numérique à l’IVG qui sera probablement adopté définitivement en février 2017 et qui interdira toute critique de ce crime sur la Toile. Non seulement Marine Le Pen ne résiste pas à cette triple religion qui est à l’origine de notre tragédie mais elle y adhère totalement. Or il ne peut y avoir d’avenir pour une nation qui organise, légalise, promeut et rembourse à 100 % le massacre industriel des enfants à naître, qui en fait un droit fondamental et une fantastique conquête.

Ne pas voir que l’avortement de masse favorise et accélère le Grand Remplacement est faire preuve d’une sottise et d’une cécité stupéfiantes. Depuis la légalisation de l’IVG, un acronyme qui cache une horreur bien réelle, environ dix millions d’enfants français (200 à 250 000 par an) ont été froidement assassinés, démembrés dans le ventre de leur mère alors qu’ils étaient parfaitement viables, qu’ils avaient un cœur qui battait et qui ne demandait qu’à aimer et à être aimé en retour. Pendant ce temps l’on faisait entrer autant d’immigrés venus du Tiers Monde avec leur famille, immigrés qui, une fois sur le territoire national, ont fait des enfants. Ce n’est pas un hasard si la loi Veil (1975) a été adoptée quasiment au même moment où l’on instituait le regroupement familial (1976). Marine Le Pen n’est pas choquée par ce génocide silencieux des innocents. Elle ne trouve rien à y redire. Bien au contraire. Elle ne veut toucher, dit-elle, « ni au périmètre, ni à l’accès, ni au remboursement de l’avortement ». On ne touche pas à cette religion moderne. Dès 2002 elle avait d’ailleurs dit qu’elle était opposée à la suppression de la loi Veil qui figurait alors en toutes lettres au programme du Front national. On comprend que les media audiovisuels en aient fait depuis ce jour leur coqueluche. Etre pour la culture de mort, c’est montrer qu’on fait partie du jeu, qu’on travaille pour Satan, qu’on est comme tous les autres un suppôt de l’Enfer, bref qu’on a sa place dans leur République judéo-maçonnique.

Pas plus que la nation n’a d’avenir avec l’avortement de masse, elle n’en a avec la promotion de l’homosexualité. Or non seulement elle s’est engagée à ne pas “démarier” les invertis déjà “mariés”, non seulement elle veut aggraver le Pacs au bénéfice des paires d’homosexuels, mais de plus Philippot et ses proches, sans qu’elle n’y trouve rien à redire, ont approuvé bruyamment la campagne gouvernementale prétendument contre le sida et qui promeut par voie d’affichage le sexe gay de la manière la plus crue et la plus explicite. On y voit sur des abris-bus, où les enfants et adolescents attendent chaque jour les ramassages scolaires, des hommes dénudés s’embrasser avec des slogans plus vomitifs les uns que les autres et que par décence nous ne reproduirons pas. Eh bien Philippot et ses mignons trouvent cela très bien et Marine Le Pen manifestement aussi puisqu’elle a dit à ceux qui se sont plaints auprès d’elle de cette prise de position philippotiste que cela n’avait aucune importance.

Pour la tenancière de la cage aux folles rien n’a d’importance. Sauf l’obligation de se soumettre au politiquement, au moralement et à l’historiquement correct. Elle a exclu son père auquel elle doit tout et sans lequel elle ne serait rien parce qu’il avait osé rendre justice au maréchal Pétain et très légèrement écorné la religion de la shoah. Mais quand on y réfléchit bien, tout cela est cohérent car la shoah, l’IVG et l’homosexualisme sont plus liés qu’on pourrait le penser de prime abord. Il n’y a pas d’avenir pour la nation, c’est évident, avec l’avortement et l’homosexualité de masse mais il n’y en a pas davantage sous le règne sans partage du Dogme holocaustique. Car si nos aïeux ont été des criminels, se disent les jeunes Allemands dont beaucoup se font stériliser, à quoi cela sert-il d’avoir des enfants qui demain pourraient être aussi des monstres vu leur hérédité chargée ? Si l’Europe blanche et chrétienne après des siècles de civilisation a commis, ou laissé commettre, froidement un génocide de six millions d’individus, à quoi sert-il qu’elle vive encore ? N’est-elle pas condamnée à mort ?

On le voit, avortement, shoatisme, homosexualisme sont le triptyque de notre tragédie, la trinité infernale de notre décadence, de notre submersion, de notre disparition. Ils sont à la racine de notre suicide. Mais sur tous ces points essentiels le FN ne combat pas. Pis il s’est déjà rendu. Et vendu.

 

Jérôme Bourbon, Directeur de Rivarol

A quoi sert encore le Front national ? (par Jérôme Bourbon)

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A quoi joue Marion Maréchal-Le Pen en s'opposant à sa tante et à Florian Philippot ?

14 Décembre 2016, 19:54pm

Publié par Nicolas Bretagne

A quoi joue Marion Maréchal-Le Pen en s'opposant à sa tante et à Florian Philippot ?

En s'attaquant à la ligne officielle définie par Marine Le Pen, la députée du Vaucluse tente de gagner une bataille idéologique au sein du Front national.

Des prises de position de moins en moins en phase avec la ligne officielle du FN, des relations toujours plus tendues avec Florian Philippot et une attaque frontale, dimanche 11 décembre dans Le JDD, contre la gouvernance de Marine Le Pen à la tête du Front national. Jamais Marion Maréchal-Le Pen n'aura porté aussi loin la défiance à l'égard de sa tante. Une offensive aussi idéologique que stratégique.

 

Elle défend des idées identitaires et catholiques

La petite-fille de Jean-Marie Le Pen tient à ses idées. La violence de sa récente passe d'armes avec Florian Philippot à propos de l'IVG illustre l'importance des divergences qui règnent au Front national. Face à une direction frontiste qui vante une orientation étatiste, souverainiste et peu portée sur les débats sociétaux, Marion Maréchal-Le Pen épouse au contraire des thèses libérales sur le plan économique et traditionalistes sur les valeurs. "Marion Maréchal-Le Pen est au confluent des droites catholiques et identitaires", résume le chercheur Nicolas Lebourg.

Opposée au remboursement total de l'IVG par la Sécurité sociale, Marion Maréchal-Le Pen n'en est pas à sa première prise de position polémique. En pointe contre le mariage homosexuel, la députée du Vaucluse s'est personnellement impliquée dans La Manif pour tous, jusqu'à être acclamée à la tribune lors de la manifestation du 16 octobre dernier à Paris. Un mouvement pourtant ostensiblement ignoré par sa tante depuis ses débuts. Et encore plus par Florian Philippot, qui a comparé l'importance de ce thème à celle "de la culture du bonsaï".

Dans la même ligne "catholique traditionnelle", Marion Maréchal-Le Pen s'était déjà, par le passé, opposée aux aides en faveur du Planning familial, là aussi en désaccord avec la présidente du parti. Enfin, la jeune conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur se dit contre la peine de mort (une idée répandue dans les milieux catholiques), contrairement à sa tante qui souhaite soumettre à un référendum son éventuelle réintroduction en France.

Elle entend peser sur la ligne du parti

Partagées par une partie de la base du Front national, les convictions de Marion Maréchal ont du mal à se hisser jusqu'à la direction du parti, qui développe d'autres options. L'attaque de Florian Philippot, qui l'a décrite sur BFMTV comme "une personne seule et isolée" sur le sujet de l'IVG, lui a permis de se rendre compte à quel point elle était, au contraire, soutenue par de nombreux militants et cadres du partis, qui se sont exprimés sur Twitter.

"Elle ne cesse de marquer des points sur le plan idéologique", confirme l'historienne Valérie Igounet, spécialiste du Front national. Quant à Florian Philippot, il est apparu avec sa sortie comme "totalement déconnecté de la réalité, car Marion n'est pas du tout isolée", tacle un membre de la direction du parti.

Dans cette affaire, Marion Maréchal-Le Pen se sent d'autant plus légitime qu'elle a exprimé, sur l'IVG, la position que défendait en 2012 Marine Le Pen, qui a changé d'avis depuis. Sous l'influence de Florian Philippot, disent les mauvaises langues. Dans son interview de dimanche au JDD, la députée enfonce le clou : "Quand on définit la ligne du FN ou qu'on décide d'un changement stratégique, on le fait dans les instances du parti, on ne le fait pas tout seul sur BFMTV !"

Les signes de tension se multiplient depuis plusieurs semaines : mi-novembre, Marion Maréchal-Le Pen, en déplacement à Moscou, a ainsi "séché" l'inauguration du QG de campagne de Marine Le Pen. Une manière comme une autre de marquer sa différence.

Dans les mois qui viennent, Marion Maréchal-Le Pen entend continuer à faire entendre sa petite musique, et surtout dissuader Florian Philippot de prendre trop de libertés avec la ligne du FN. "Nous ne pouvions pas rester sans réponse après la phrase de Florian Philippot", estime l'un de ses soutiens, joint par franceinfo. "Le fait que le FN soit traversé par plusieurs courants est une richesse. Marine Le Pen aura besoin de tout le monde en 2017. Ce serait une erreur que de vouloir marginaliser Marion."

Membre du comité stratégique de campagne de Marine Le Pen (au même titre que 33 autres personnalités), Marion Maréchal-Le Pen dit avoir "bien l'intention d'y siéger", et de s'y "exprimer", dit-elle au JDD. Reste à savoir si elle a une chance d'y être entendue.

Elle compte s'assurer un avenir personnel

Au-delà de la bataille idéologique, il y a bien sûr une dimension stratégique dans cet affrontement interne. La benjamine de l'Assemblée nationale, qui vient de souffler ses 27 bougies, ne compte pas brûler les étapes. Il n'est, par exemple, pas question pour elle de se positionner comme un recours pour prendre la suite de Marine Le Pen en cas de mauvais résultats électoraux en 2017. "Nous avons une candidate, et tout le monde la soutient sans aucune réserve", assure Pierre Cheynet, membre du comité central et proche de la députée.

Mais Marion Maréchal-Le Pen est aussi très consciente de sa popularité. Elle rappelle elle-même qu'elle est la personnalité ayant obtenu le plus de voix de militants lors de l'élection du comité central désigné en 2014, devant Louis Aliot, Steeve Briois et Florian Philippot. Un succès qui ne lui a pour le moment pas permis de faire son entrée dans l'instance qui fixe réellement la ligne du parti : le bureau exécutif, composé de Marine Le Pen et de six membres acquis à sa ligne.

Un proche de la députée du Vaucluse, interrogé par franceinfo, la verrait bien intégrer le bureau exécutif en 2017, lors du congrès qui se tiendra après les élections de 2017. "Elle aura un rôle de premier plan à jouer dans les prochains mois", assure-t-il. Et ajoute, en guise d'avertissement : "Ceux qui veulent le nier se trompent." La dynastie Le Pen a peut-être encore de beaux jours devant elle.

 

Source: http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/a-quoi-joue-marion-marechal-le-pen_1966075.html#xtor=CS1-746

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