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PDF JEUNES BRETAGNE

Manifestation prévue le 18 mai pour dire «stop à la haine anti-flic»

6 Mai 2016, 12:19pm

Publié par Nicolas Bretagne

Manifestation prévue le 18 mai pour dire «stop à la haine anti-flic»

À l'appel du syndicat Alliance mercredi, les policiers français pourraient manifester à leur tour le 18 mai. Le syndicat Unité SGP Police-FO a apporté son soutien à la manifestation.

«Alliance s'indigne de cet acharnement irresponsable à vouloir faire croire que les policiers sont des brutes sauvages qui frappent aveuglément sur la jeunesse», s'émeut le syndicat dans un communiqué publié mercredi. Dénonçant une «démagogie idéologique qui prône la haine et la violence contre la police républicaine», Alliance rappelle que les policiers sont «fatigués, épuisés» par le régime de l'état d'urgence en vigueur depuis les attentats du 13 novembre à Paris.Classé à droite, Alliance est le premier syndicat policier représenté au sein de la Commission administrative paritaire nationale, l'instance de dialogue au sein de la fonction publique. Aux dernières élections professionnelles de 2014, il a obtenu 41 % des voix, et 7 sièges. Suivaient ensuite le syndicat Unité SGP Police-FO, avec 39 % et 7 sièges, et UNSA Police, avec 11 % et 2 sièges.

Le ras-le-bol des syndicats de police

La colère des policiers s'explique par deux mois de mobilisation intensive pour encadrer les manifestations contre le projet de loi travail, ainsi que le rassemblement Nuit Debout. Les violences se sont multipliées en marge de ces manifestations, notamment contre les forces de l'ordre. On a vu refleurir les slogans anti-police, comme le célèbre «ACAB», All Cops Are Bastards - Tous les flics sont des salauds, acronyme popularisé par les mineurs britanniques en grève contre Margaret Thatcher en 1984-1985. Depuis le début de la contestation, plus de 300 policiers et gendarmes ont été blessés, selon des sources policières.

Ce sont des affiches du syndicat Info'com de la CGT, mises en ligne le 3 avril, qui ont achevé d'exaspérer les policiers. Dénonçant les violences policières, l'une montre une matraque et l'autre des jambes de CRS baignant dans le sang, avec l'inscription «stop à la répression!»

«Quand on voit la violence dont font preuve un certain nombre de casseurs avec mes collègues, on peut craindre qu'un jour, il y ait un mort»

«Cela attise la haine. On n'est pas des robots, on est des pères de famille!», a protesté Jérôme Sibon au journal de France 2 mercredi, dénonçant des «violences organisées» dans les manifestations de la part de gens venant «pour casser». Délégué du syndicat Unité SGP-Police FO de la Compagnie républicaine de sécurité 35 à Troyes (Aube), il a lui-même été blessé lors d'une manifestation, en avril dernier.

Cet autre syndicat policier a publié un communiqué mercredi faisant part de son soutien à la manifestation organisée le 18 mai. «Toute initiative défendant les policiers va dans le bon sens, et c'est pourquoi nous serons présents», a déclaré Yves Lefebvre, secrétaire général de Unité SGP-Police FO. Ce dernier avait dénoncé les violences contre les policiers mardi, au micro d'Europe 1: «Quand on voit la violence dont font preuve un certain nombre de casseurs avec mes collègues, on peut craindre qu'un jour, il y ait un mort», redoutait-il.

De leur côté, des voix se sont élevées au sein des opposants à la loi travail pour dénoncer les violences policières. Un jeune homme a notamment perdu son oeil suite à un tir de flashball à Rennes, le 28 avril dernier. De nombreuses vidéos circulent sur les réseaux sociaux, faisant état de brutalités de la part des CRS, y compris sur des manifestants désarmés ou menottés.

Le secrétaire national CRS du syndicat UNSA Police a lui-même estimé mardi que certains de ses collègues avaient pu aller «un peu trop loin», ce qui a suscité la colère de pages Facebook liées aux autres syndicats.

Quoi qu'il en soit, la vague de sympathie populaire envers les forces de l'ordre qui avait suivi les attentats de janvier 2015, où l'on avait vu des pancartes «je suis flic» et des scènes de fraternisation dans les cortèges de la manifestation du 11 janvier 2015, semble appartenir au passé.

Source : http://www.lefigaro.fr

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