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PDF JEUNES BRETAGNE

Licenciements à Quéven : le groupe chinois les informe par mail

18 Avril 2016, 17:38pm

Publié par Nicolas Bretagne

Licenciements à Quéven : le groupe chinois les informe par mail

Les salariés de la conserverie Minerve, à Quéven (Morbihan) réclament une plus forte indemnité de licenciement. C'est non. Leur employeur chinois les a prévenus par mail.

Les salariés de la conserverie Minerve, à Quéven (Morbihan) réclament une plus forte indemnité de licenciement. C'est non. Leur employeur chinois les a prévenus par mail.


Un simple mail en guise de réponse « En raison de tous les efforts déjà réalisés pour Minerve, le groupe American Lorain ne peut pas répondre à votre demande. »

Dans l’entrepôt de la conserverie Minerve de Quéven, près de Lorient (Morbihan), les employés accusent le coup. C'est par ce mail qu'ils ont appris que leurs indemnités de licenciement ne seraient pas augmentées, comme ils le réclamaient.

Ils réclamaient… 1 500 € par personne« On demandait au groupe chinois American Lorain propriétaire de la conserverie d’augmenter nos indemnités de licenciement, le minimum légal nous paraissait insuffisant », rappelle Marc Jambou, le représentant du personnel.

Les employés avaient décidé de demander des indemnités s’élevant à 1 500 € par personne.

La réponse devait avoir lieu autour d’une réunion, à 17 h, ce jeudi. Au lieu de ça, pour leur annoncer la nouvelle, les dirigeants chinois ont préféré envoyer un mail à 17 h 02…

Avant les Chinois… un groupe Portugais L'entreprise a été liquidée judiciairement. 75 salariés sont licenciés. En cause ? Les salariés s'interrogent sur la disparition de 8 millions d'euros, du temps du groupe portugais Branco, l'ancien actionnaire de Minerve, avant 2014. Ils réclament d'ailleurs l'ouverture d'une enquête par la justice.

« La complexité de notre dossier, c’est que l’on dépendait du Portugal, maintenant de la Chine », constate amèrement une salariée.

Demain, vendredi, le comité d’entreprise doit étudier le plan de sauvegarde de l’emploi, « pour que le dossier de licenciement soit bouclé avant le 30 avril », conclut tristement Marc Jambou, représentant du personnel.

Source : ouest-france.fr

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